Histoire de Marie

On me donne début juin, la collection des photos de famille de Marie. Bonheur et impression étrange de me trouver en possession de la mémoire d'une famille que je ne connais pas. Je sais seulement qu'elle était fille d'immigrés espagnols (Majorque, Soller) et que ses parents tenaient rue Sadi Carnot, une épicerie "Le Jardin d'Espagne" .
J'ai publié une première photo, et tous mes amis se sont mis à écrire...
Alors ce blog où l'histoire de Marie s'écrit (s'invente) petit à petit... au fil des commentaires, des messages
.
Un grand bazar ...
work in progress,

B. Chaix (juin 2010)

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Générique de fin
(avant un autre projet, certainement)


Merci à tous les amis auteurs, ce fut une belle histoire.
François a écrit un bel adieu à Marie . Je n'écrirais pas plus.

Marie , la vraie, est décédée l'an dernier, le 31 mars.

B Chaix (26 mars 2011)

jeudi 29 juillet 2010


Le cycle de Roland.

Novembre 1956. La mort ou la disparition de Roland ?

« Par quel aveuglement avons-nous fait comme si le communisme n’était pas une névrose ? » Pierre Emmanuel. Décembre 1956.

Abandonné par les occidentaux, écrasé par les chars et l’armée du pacte de Varsovie, le peuple de Hongrie qui avait suivi la révolte de Varsovie a vu son soulèvement se terminer dans un bain de sang et de honte.

Nous avons appris avec un grand chagrin le décès de « Pédra », Jean-Pierre Pédrazzini suite aux blessures qu’il a reçues  lors des combats de Budapest, ainsi que celui de son ami Roland dont on ne nous a pas communiqué le nom de famille,   journaliste et photographe comme lui, en mission pour Paris-Match sur le terrain de l’insurrection de Budapest. Roland était à demeure à Budapest et travaillait avec les intellectuels du cercle de «  Petôfi » grand poète Hongrois.

 Tous deux ont reçu des balles alors qu’ils aidaient des blessés à se protéger des tirs des miliciens. Opéré et apatrié en urgence, « Pedra » est mort à l’hôpital. Le corps de Roland a disparu, il avait été admis à l’hôpital de Budapest et opéré en même temps que son ami. Mais nous n’avons pu en apprendre plus.

Nous apprenons à l’instant que de grands intellectuels Français comme Sartre, Beauvoir, Prévert, Roy, ont déchiré leur carte du parti communiste et que certains en Europe : Angleterre, Italie par exemple, ont totalement rompu avec le marxisme.

Le 4 novembre 1956 le rideau de fer s’est refermé sur la Hongrie, 20 000 morts, jeunes, étudiants, journalistes, écrivains, ouvriers, 160 000 réfugiés qui ont tout perdu.

L’occident persiste à se taire.  « Radio Europe Libre » a menti : personne n’a secouru le peuple Hongrois !

"Sur le Dieu des Hongrois

Nous le jurons,

Nous le jurons,

Que nous ne serons esclaves

Plus longtemps ! "

Sandor Petöfi

Rendons témoignage et justice à tous ces éprouvés qui ont lutté dans l’honneur pour leur liberté et pour leur patrie. 

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